
Pour qui est déjà allé faire un tour au marché aux poissons de Tsukuji à Tokyo(photo) , aucun doute , on est en train de vider la mer !
Et la réunion ce mois-ci à Guam de la Commission des pêches du Pacifique central et occidental (WCPFC : Western and central pacific Fishing comission ) en qui l'on plaçait beaucoup d'espoirs , a été très décevante ! Ayant pour but de prendre des mesures de conservation des stocks , elle se basait sur des analyses scientifiques montrant la nécéssité urgente de réduction des prises de thon et l'amélioration de la surveillance des pratiques de pêche . On espérait donc obtenir un accord conséquent et précis sur la diminution des prises (lire cet article ) de même qu'à Bali , à la conférence de l'ONU sur les changements climatiques , on espérait un accord sur la réduction des émissions de gaz à effets de serre .
Il est frappant d'observer que simultanément 2 conférences internationales , l'une mondiale , l'autre régionale , ayant pour but de contribuer à résoudre des problèmes écologiques majeurs , ont connu des conclusions similaires : A Bali , point d'engagement chiffré sur la réduction des émissions de CO2 , à Guam , point d'accord sur la baisse des quotas de pêche au thon (voir ICI). A Bali comme à Guam ce sont les pays responsables des plus gros dégâts qui ont fait barrage : les USA (champion des émissions de CO2 ) et Japon , Chine , Taïwan (auteurs de 70% des prises de thons dans le pacifique central) .
De Bali et de Guam , on a pourtant entendu les optimistes et les inconscients trouver des motifs de satisfaction : On est tous d'accord pour faire quelque chose mais pas maintenant , donc , on ne fait rien , mais ensemble (à Bali )! On va lutter contre la pêche illicite , on fera une liste noire des navires fraudeurs (à Guam)! voir l'avis officiel de la communauté Européenne ICI .
Mais la réalité , c'est qu'on remet à demain ce qu'on devrait faire aujourd'hui , qu'on préfère penser à autre chose , en espérant que cela sera moins grave qu'on le pense , comme on attend parfois pour aller chez le dentiste que la douleur devienne insupportable !
Sommes-nous incapables de résoudre les problèmes avant qu'ils ne s'imposent à nous ?
Serons-nous responsables , après avoir mangé tous les thons jusqu'au dernier , de notre propre perte ?
Comment expliquerai-je demain à mon fils que , jadis , je me délectais d'un poisson succulent et que la vie était douce , et que je n'ai rien fait quand il était encore temps et que je n'aurai pas l'excuse de dire ... Je ne savais pas
Et la réunion ce mois-ci à Guam de la Commission des pêches du Pacifique central et occidental (WCPFC : Western and central pacific Fishing comission ) en qui l'on plaçait beaucoup d'espoirs , a été très décevante ! Ayant pour but de prendre des mesures de conservation des stocks , elle se basait sur des analyses scientifiques montrant la nécéssité urgente de réduction des prises de thon et l'amélioration de la surveillance des pratiques de pêche . On espérait donc obtenir un accord conséquent et précis sur la diminution des prises (lire cet article ) de même qu'à Bali , à la conférence de l'ONU sur les changements climatiques , on espérait un accord sur la réduction des émissions de gaz à effets de serre .
Il est frappant d'observer que simultanément 2 conférences internationales , l'une mondiale , l'autre régionale , ayant pour but de contribuer à résoudre des problèmes écologiques majeurs , ont connu des conclusions similaires : A Bali , point d'engagement chiffré sur la réduction des émissions de CO2 , à Guam , point d'accord sur la baisse des quotas de pêche au thon (voir ICI). A Bali comme à Guam ce sont les pays responsables des plus gros dégâts qui ont fait barrage : les USA (champion des émissions de CO2 ) et Japon , Chine , Taïwan (auteurs de 70% des prises de thons dans le pacifique central) .
De Bali et de Guam , on a pourtant entendu les optimistes et les inconscients trouver des motifs de satisfaction : On est tous d'accord pour faire quelque chose mais pas maintenant , donc , on ne fait rien , mais ensemble (à Bali )! On va lutter contre la pêche illicite , on fera une liste noire des navires fraudeurs (à Guam)! voir l'avis officiel de la communauté Européenne ICI .
Mais la réalité , c'est qu'on remet à demain ce qu'on devrait faire aujourd'hui , qu'on préfère penser à autre chose , en espérant que cela sera moins grave qu'on le pense , comme on attend parfois pour aller chez le dentiste que la douleur devienne insupportable !
Sommes-nous incapables de résoudre les problèmes avant qu'ils ne s'imposent à nous ?
Serons-nous responsables , après avoir mangé tous les thons jusqu'au dernier , de notre propre perte ?
Comment expliquerai-je demain à mon fils que , jadis , je me délectais d'un poisson succulent et que la vie était douce , et que je n'ai rien fait quand il était encore temps et que je n'aurai pas l'excuse de dire ... Je ne savais pas

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